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Le Tocard
Marseille, ses ombres et ses lumières. Rocco Siciliano, dé- tective privé en mal de clients, voit débarquer Lilou Miletti : son oncle, l’agent sportif Septime Ricard a disparu.
Entre un cadavre sur une épave, des trafics d’objets d’art et une jeune femme aussi mystérieuse qu’attachante, l’en- quête se complique à chaque nouveau personnage.
Un polar noir où l’espoir d’en sortir vivant devient de plus en plus ténu.
Dans la lignée des Nestor Burma de Léo Malet, Le Tocard nous plonge dans les milieux du football où la survie se négocie à coups de balles pas toujours perdues.
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Un tocard, peut-être. Un roman noir, certainement.
Et si le héros n'était pas celui qu'on attend ? Avec Le Tocard, son neuvième livre, Patrick Barbuscia s'empare des codes du polar noir pour mieux les détourner. Ici, pas de surhomme en trench-coat : un survivant, un « tocard » précisément, un homme que la vie a cueilli à contretemps et qui n'a plus grand-chose à perdre. C'est souvent là, dans les marges, que le noir devient le plus incandescent.
Marseille en toile de fond
Marseille, où l'auteur est né, sert de toile de fond au roman — une ville qu'il connaît de l'intérieur, dans ses lumières comme dans ses recoins les moins avouables. Le Vieux-Port d'abord, puis les coulisses d'un monde qu'on croit connaître : le football, ses gloires fragiles, ses appétits d'argent, ses coulisses où « la survie se négocie à coups de balles pas toujours perdues ».
L'intrigue démarre sur les chapeaux de roue : un cadavre sur une épave, des trafics d'objets d'art, et l'irruption d'une jeune femme aussi mystérieuse qu'attachante. À chaque nouveau personnage, l'enquête se complique — et l'espoir d'en sortir vivant devient de plus en plus ténu.
Dans la lignée de Nestor Burma
La comparaison est assumée : Le Tocard s'inscrit dans la lignée des Nestor Burma de Léo Malet. On y retrouve cette même veine noire et humaine, ce goût des personnages cabossés plus vrais que nature, cette écriture qui regarde la société droit dans les yeux. Mais Barbuscia, romancier franco-sicilien et passeur de mémoire, y ajoute sa propre signature : un regard social acéré, une âme méditerranéenne profonde et une touche d'humour qui allège le noir sans jamais le trahir.
Car le livre est « ancré dans le réel » : derrière le suspense, c'est une radiographie des milieux footballistiques et des échafaudages sociaux qui tiennent Marseille qui se dessine, une intrigue où « l'humanité révèle ses facettes les plus sombres comme les plus inattendues ».
Pourquoi le lire ?
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Pour l'ambiance : un noir marseillais haletant, entre mistral et béton.
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Pour les personnages : des ratés magnifiques, plus attachants que bien des héros.
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Pour la plume : classique dans la filiation, contemporaine dans le regard.
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Pour l'urgence : une tension qui monte page après page, jusqu'à un final où plus rien n'est garanti.
Fiche technique
- Format 13 x 20
- 13 x 20
- Nombre de pages
- 272
- Genre
- Policier
- Epoque
- XXIe siècle
Références spécifiques
- ISBN
- 9782492973604